Voici ma chronique du 21 février 2021 !

Dans un entretien récent au Figaro, Mario Vargas Llosa explique que les figures libérales qu’il apprécie sont celles qui « pratiquent l’art du possible ​». Il appelle ainsi à se « ​méfier ​» des « ​extrémistes qui ne pensent qu’au marché et qui croient qu’il est la solution à tout ​».

Mille pages ne suffiraient probablement pas à décrire les nuances du libéralisme. Ses promoteurs aiment se diviser de façon irréconciliable sur des questions théoriques absconses pour la plupart des mortels. Certains apprécient aussi délivrer des certificats de conformité, reprochant à leurs camarades soit de trahir la pureté de la doctrine, soit de s’enfermer au contraire dans des postures, souvent pour argumenter que leurs propres analyses sont les plus pertinentes. Les ralliements politiques nourrissent des débats sans fin, les uns justifiant leur soutien par défaut, les autres défendant leur refus de se compromettre. A cet égard, les plus intransigeants ont un point commun avec leurs plus virulents opposants ​: ils enferment dans un corpus rigide ce qui est en réalité une philosophie très souple et malléable, dont personne n’a le monopole.

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