Chronique du 15 février 2021, sur un recul qui en dit beaucoup plus qu’il n’y parait.

Parce qu’il considérait « choquant » que « le résultat d’un concours passé à 25 ans oriente toute une vie professionnelle », Nicolas Sarkozy avait promis une réforme de l’ENA. L’opposition du Sénat de gauche avait tué l’idée. En 2019, Emmanuel Macron s’était fait plus audacieux. Affirmant ne pas croire « du tout au rafistolage » et ironisant sur les tentatives échouées de ses prédécesseurs, il plaidait fermement « pour faire les réformes que j’évoquais, il faut supprimer entre autres l’ENA » et les grands corps.

Las, las, las…

En vingt et un mois, les ambitions présidentielles se sont évaporées. L’ENA sera conservée, quelques places étant désormais réservées à des élèves issus des zones défavorisées, urbaines ou rurales. C’est une bonne chose ; mais c’est ridiculement marginal.

Qu’on ne s’y trompe pas : l’ENA est une école d’excellence qui forme des fonctionnaires de qualité. Mais elle connaît des limites structurelles.

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