Voici ma chronique du 25 janvier 2021
La désaffection des Français pour les partis est immense : le nombre d’adhérents LR a été divisé par trois en cinq ans, le PS est désert, LREM une coquille vide. Une entreprise dont la clientèle s’effondrerait ainsi devrait s’interroger sur la qualité de son offre et la façon de reconquérir le marché. En politique, pourtant, le débat d’idées reste pauvre et la seule préoccupation semble être de savoir quelle tête sera sur l’affiche en 2022.
C’est la stratégie de la paresse qui prévaut : l’extrême droite étant donnée en tête au premier tour, le seul enjeu est de rassembler un peu plus de 15 % des suffrages et d’arriver légèrement au-dessus de ses adversaires pour se qualifier pour le second tour. Le calcul n’est pas ambitieux, mais il peut permettre de remporter l’élection. Il est cependant une garantie d’échec pour le quinquennat qui suivra : avec un socle électoral si bas, le président élu aura contre lui 85 % des votants – et plus encore de la population.
Ce défaitisme résigné est une chance pour le candidat qui osera innover : c’est l’offre qui crée la demande.
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Photo by Giorgio Trovato on Unsplash
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