Voici la chronique du 30 novembre 2020.

L’Etat a l’esprit malicieux. A tout le moins, il faut l’espérer, car on ne saurait comprendre autrement la succession de péripéties à laquelle les Français assistent, goguenards ou agacés, autour du non dé-confinement ouvert le 28 novembre.

Les derniers jours ont été ubuesques : les stations de ski ouvertes mais sans piste ni restaurant ; les attestations de déplacement ; les tickets de spectacle qui vaudront dérogation au couvre-feu mais donnent lieu à des débats intenses sur l’heure de fin des représentations ; sans oublier la règle « simple » des 8 m2 en magasin, qui « s’applique à la surface de vente totale » et pour laquelle « le mobilier, les étals, les rayonnages n’entrent plus dans le calcul », « les salariés […] ne sont pas comptabilisés » et « lorsqu’un couple ou un parent avec son enfant entrent […] ils compteront pour une seule personne ». Que d’énergie et d’intelligence ont dû être mobilisées pour réfléchir à ces questions, comme elles l’avaient été sur le caractère essentiel des serviettes de bain et des sapins de Noël !

Il doit nécessairement s’agir d’une expérience grandeur nature d’une nouvelle forme de téléréalité visant à tester la patience d’un peuple. Sinon le jeu pourrait devenir périlleux.

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