Les Echos / Parler du « monde d’après » empêche de penser l’avenir

Voici le texte de ma chronique du 24 novembre pour Les Echos.

Le discours sur « le monde d’après » traduit, selon Erwan Le Noan, un fantasme de stabilité et d’équilibre figé qui empêche justement de penser le temps long.

Lors du premier confinement, par un effet de mode qui aurait pu indiquer, non sans ironie, que les bulles ne sont pas réservées aux réseaux sociaux, le débat public s’était enthousiasmé pour le « monde d’après ». Ignorant la maxime de Pierre Dac selon laquelle « les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir », et oubliant que l’un des premiers enseignements de la crise sanitaire était, précisément, la relative fragilité des prédictions, les commentateurs et décideurs se sont plu à proclamer l’avènement d’une nouvelle société, en rupture avec le passé, traduisant généralement leurs préférences personnelles en injonctions morales et politiques.

Lire la suite sur le site des Echos

Photo by Charles Deluvio on Unsplash

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