Voici le texte de ma chronique du 9 novembre 2020

Après une intenable attente qui a rappelé combien les Etats-Unis restent le centre de notre monde, Joe Biden sera le 46e président américain. Ses résultats sont historiques : avec près de 75 millions de voix (9 millions de plus que Clinton en 2016), le Démocrate remporte un record de suffrages, faisant même basculer des Etats hier perdus pour son camp.

Pour les Européens, c’est un soulagement. La méprise pourrait être double. D’abord, parce qu’il n’est pas certain que les relations extérieures des Etats-Unis changeront radicalement : son expression était chaotique et brutale, mais les grandes orientations de Donald Trump vis-à-vis de l’Europe n’étaient sans doute pas en rupture radicale avec son prédécesseur.

Ensuite, parce que si cette élection est un échec pour Donald Trump, elle marque néanmoins la confirmation que sa présidence n’était pas un accident de l’histoire. Avec plus de 70 millions de suffrages en sa faveur (mieux que Barack Obama et 7 millions de plus qu’en 2016), ce scrutin montre que près de la moitié des électeurs se retrouvent dans sa candidature et son mandat. Deux indicateurs au moins peuvent l’expliquer.

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