Voici ma chronique du 2 novembre !

L’Etat « qui aime tant donner des leçons de « raison d’être » aux entreprises doit retrouver la sienne et contribuer à revivifier celle du pays »

«  Le politique est confronté à un extraordinaire défi : décider dans un contexte d’incertitude et d’injonctions contradictoires est difficile – c’est le lot commun des entrepreneurs, qui y jouent leur peau. Sa spécificité est qu’il doit le faire dans un contexte de défiance généralisée et dans lequel, à la différence du monde économique, certaines parties prenantes peuvent espérer des gains d’un échec collectif  »

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Depuis ce 29 octobre, la France est à nouveau «  confinée  », pour se protéger d’un virus que, il n’est pas inutile de le rappeler, la science ne sait pas encore maîtriser. En plein cœur de cette « deuxième vague », un enchaînement infernal se dessine, qui révèle au grand jour nos failles les plus béantes.

La crise sanitaire, présente depuis le printemps, reprend une vigueur folle avec l’automne. L’hôpital public n’est pas toujours prêt à y faire face. Il manque de personnel : en cette rentrée, 34 000 postes d’infirmiers sont vacants, contre 7 500 en juin. Dévoués, les soignants sont épuisés et renoncent. Comment le leur reprocher ? Ils sont si mal rémunérés. Pourtant, la France a une dépense sociale record dans l’OCDE.

La crise économique émerge déjà. L’Etat est intervenu pour amortir le choc : selon le projet de loi de finances pour 2021, présenté en septembre, en 2020 la dépense publique avoisinera 63 % du PIB, la dette 116 % et le déficit 10 %. Le PIB baissera néanmoins de 11 %. L’économie française a ainsi considérablement chuté – souvent plus que ses homologues ; elle semble remonter lentement.

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