Voici ma chronique du 29 septembre dans Les Echos.

« OMC bloquée, Internet fragmenté par des contrôles territoriaux, politiques migratoires durcies, populistes au pouvoir : tout concourt au ralentissement des échanges mondiaux, constate Erwan Le Noan. Mais la dynamique de la mondialisation reste la plus forte.

Il y a quinze ans, Thomas Friedman publiait « La Terre est plate » décrivant un rapprochement des distances et une intensification des échanges. Chaque personne un peu informée se devait de citer le « village planétaire » de McLuhan et de discuter la « fin de l’histoire » de Fukuyama.

Depuis, l’OMC est bloquée, Internet est fragmenté par des contrôles territoriaux, les politiques migratoires se durcissent et les populistes promeuvent un retrait des affaires du monde. La politique de Donald Trump ou le Brexit en sont les manifestations évidentes, mais ce discours se retrouve avec des gradations dans toutes les grandes économies et sur l’ensemble de l’échiquier politique. En Europe, l’hostilité au libre-échange, la régulation des opérateurs digitaux, la fermeture des frontières (y compris aux désespérés) et le « patriotisme économique » traduisent ce renversement de perspective.

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