Voici le texte de ma chronique du 7 septembre 2020 pour L’Opinion.

Il y a un peu plus d’un an, à l’été 2019, 181 grandes entreprises américaines ont signé, avec force de communication, une proclamation annonçant que leur organisation, Business Roundtable, « redéfinit le but de l’entreprise, pour promouvoir une économie qui sert tous les Américains ». Le point clé était que ces dirigeants « s’engagent à diriger leur entreprise au profit de toutes les parties prenantes – clients, employés, fournisseurs, communautés et actionnaires ». Leur annonce avait eu une résonance mondiale : c’était la fin du règne de l’actionnaire. Une clameur s’était alors élevée : une doctrine centrale du capitalisme s’effondrait, touché par ses représentants les plus mythiques en son coeur, aux États-Unis, épicentre de ce système sauvage et sans âme.

Quel contraste avec Milton Friedman qui, il y a cinquante ans exactement, le 13 septembre 1970, écrivait dans le New York Times : « La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits » ! Un nombre non négligeable de commentateurs ne s’y était pas trompé, se félicitant bruyamment de cette prise de conscience sociale.

Seulement voilà… comme l’expliquait Frédéric Bastiat, dans la sphère économique, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

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