Voici ma chronique du 31 août 2020, à retrouver intégralement sur le site de L’Opinion.

« A l’efficacité technologique, les écologistes préfèrent l’indignation morale. A l’exigence scientifique, ils opposent les mouvements d’opinion. Ce faisant, ils s’interdisent d’améliorer le sort des humains et de la planète et organisent la pénurie »

*

S’ils essaient de se distinguer de leurs homologues par leur image brouillonne et désinvolte, les Verts français ont désormais tout d’un parti institutionnalisé : des rivalités pour la présidentielle, une avidité de conquête électorale et des universités d’été où se relaient des discours convergents.

Ces dernières ont confirmé que le mouvement, qui ouvre largement ses portes à l’extrême gauche et valorise des discours radicaux, reste en marge des grandes compétitions électorales et des responsabilités nationales. Les Français ne s’y méprennent d’ailleurs pas : s’ils semblent largement concernés par les problématiques environnementales, ils ne se rangent pas pour autant derrière les militants EELV. En juillet, seuls 13 % de la population disait ainsi se situer à gauche (Ifop), alors que les écologistes ont fait un choix d’orientation doctrinale très clair en ce sens. Leurs succès électoraux dans quelques grandes villes aux dernières municipales ne doivent pas tromper : comme la Fondation pour l’innovation politique l’a montré, « il n’y a pas de “vague verte” » – l’abstention record illustrant en outre que « EELV ne parvient pas à convaincre l’électorat qui devrait lui être favorable de voter. »

Lire la suite sur le site de L’Opinion