Chronique du 2 août :-) !

«  Les prélèvements décidés par l’Europe sont peut-être légitimes et leurs effets, à ce titre, souhaitables – un objectif d’une taxe carbone est précisément de contribuer à réduire la consommation de certains produits qui suscitent des externalités négatives (…) Mais les responsables politiques révèlent encore une fois leur étrange habitude de considérer qu’en travestissant la réalité d’explications alambiquées, elle apparaîtra différente à ceux qui la vivent. Ce n’est pas une bonne recette pour faire aimer l’Europe  »

Le sommet des chefs d’États et de gouvernements européens qui a eu lieu le 21 juillet a marqué, de l’avis de tous, un tournant historique dans l’histoire de la construction européenne. Répétant un scénario bien connu – particulièrement depuis que, dans les années 1980, l’Europe a fait le choix d’une voie politique plutôt que principalement économique – la rencontre a donné lieu à toutes les traditionnelles tensions dramatiques.

Il reste désormais à traduire les décisions en réalités perceptibles par les citoyens, ce qui est également un défi : les électeurs ont vu tant de « sommets de la dernière chance » aux conclusions « historiques » se succéder ces dernières années. Les citoyens européens pourraient être d’autant plus dubitatifs que les premières déclarations des dirigeants français expliquant de quoi seront faites les nouvelles ressources de l’Union laissent songeur. Les conclusions du Conseil précisent que « la Commission présentera au cours du premier semestre 2021 des propositions sur un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et sur un prélèvement numérique ». En clair : une taxe carbone d’une part et la fameuse taxe «  GAFA  » d’autre part.

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