Chronique du 9 août

Jeudi 6 août, le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie a annoncé que l’usage de certains produits de traitement des betteraves (les « néonicotinoïdes »), qui avaient été interdits en 2018, serait à nouveau autorisé à titre dérogatoire jusqu’en 2023. La mesure était réclamée, avec une colère croissante, par les agriculteurs dont les plantations étaient ravagées par un virus – à tel point que beaucoup considéraient que leur existence même était menacée.

La décision politique, qui n’était pas évidente dans un contexte de pression écologiste militante (alors même que, de l’avis des experts, les traitements considérés ne présenteraient pas de risque particulier dans le cas des betteraves), est particulièrement illustrative des tensions de l’action gouvernementale : en démocratie, pour réformer, il ne suffit pas d’aligner les déclarations ou les lois péremptoires, il faut aussi penser et organiser les transitions d’un régime vers l’autre.

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