Voici le texte de ma chronique du 6 juillet 2020, publiée dans L’Opinion.

Le second tour des élections municipales, vite éclipsé par la nomination de Jean Castex, a été marqué par le succès des écologistes dans quelques grandes villes de France. Ce résultat s’explique à la fois négativement (par la désertification de l’offre politique) et positivement (par une préoccupation toujours plus grande pour les sujets environnementaux). Il emportera probablement quelques conséquences durables sur le paysage politique – et particulièrement à gauche.

Il semble surtout révélateur du rapport qu’une partie de l’opinion – et notamment de ce même côté de l’échiquier politique, entretient avec la notion de progrès : il est frappant de constater que les élus écologistes ont adopté, pour une large part, un discours qui lui est clairement hostile.

Cette défiance se reflète d’abord dans une façon de penser le monde. Récemment, et alors qu’elle était encore candidate, Anne Vignot, désormais maire de Besançon, expliquait que « le progrès nous a amenés à arrêter toute l’économie ​», le désignant comme coupable de la crise du Covid

 

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