Voici ma chronique du 29 juin

«La Ve République a été conçue de façon à ce que le chef de l’Etat puisse largement gouverner sans avoir à nécessairement se soucier d’associer les forces politiques du pays à ses décisions»

Engageant une nouvelle phase de son quinquennat, le président de la République préparerait un nouvel acte de décentralisation, répondant aux attentes exprimées par de nombreux élus. Le projet doit être salué, mais par un enthousiasme mesuré.

Montesquieu écrivait que, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir ». La décentralisation participe de cette logique : en renforçant les collectivités territoriales, elle favorise des contre-pouvoirs locaux politiquement plus forts. L’ordonnancement des institutions françaises reste évidemment distinct d’une organisation fédérale, puisque la source du pouvoir continue de procéder de l’Etat, mais elle a en commun avec elle d’intégrer une nouvelle dimension à la séparation des pouvoirs : au triptyque horizontal exécutif/législatif/judiciaire s’ajoute une dualité verticale, avec le pouvoir central d’une part et les pouvoirs locaux d’autre part.

Lire la suite sur le site de L’Opinion

 

 

Photo by KOBU Agency on Unsplash