Voici ma chronique du 29 juin.

L’intervention massive de l’Etat pour sauver ce qui peut l’être de notre tissu économique est indispensable. Mais pour Erwan Le Noan, les considérations politiques ont tendance à prendre le dessus dans les objectifs de régulation sur les exigences de compétitivité et d’efficacité économiques.

La mode est aux appels à bâtir un « monde d’après », nécessairement meilleur. Si ce basculement est très incertain, l’épisode que le monde traverse pourrait néanmoins précipiter des tendances déjà latentes dans le « monde d’avant » : la pandémie accélère la revanche du politique.

Ces dernières décennies, trois séismes ont bouleversé nos sociétés, poursuivant les dynamiques profondes du capitalisme : la mondialisation, d’abord, a prolongé le rapprochement continu des marchés, porté par une soif de découverte de nouveaux horizons à l’oeuvre dès la fin du monde médiéval ; la digitalisation, ensuite, a accéléré la vitesse de circulation de l’information, prolongeant une quête de connaissance qui a guidé la science et la croissance modernes ; la transformation écologique, enfin, apparaît comme une nouvelle forme de l’impératif de maîtrise par l’homme de son environnement, qui a motivé le progrès technique.

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