Ma chronique du 2 juin 2020

« “L’union sans cesse plus étroite entre les peuples européens” (traité de Rome) se fera-t-elle par la dette commune et l’impôt européen qu’on nous promet déjà, ou à l’inverse ceux-ci se feront-ils par le rapprochement des peuples ? »

L’annonce par Ursula von der Leyen d’un plan de relance européen de 750 milliards d’euros, dont 500 milliards de subventions, est à maints égards une étape importante.

Le pas est d’ordre symbolique, quels que soient les montants engagés : il vise à matérialiser une solidarité poussée entre les citoyens. C’est une forme de fédéralisation qui transcrit le principe selon lequel les Lettons estimeraient aussi naturel de transférer une partie de leurs revenus aux Andalous, que les Lillois ne s’interrogent pas sur la légitimité de financer par leurs impôts des infrastructures à Marseille, Point-à-Pitre ou Brest.

Ce principe ne va pas de soi.

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