Voici ma chronique du 18 mai 2020 dans L’Opinion.

Dans le monde d’après, les énergies seront positives et les intentions pures. Nous n’y sommes cependant pas encore et le monde d’aujourd’hui ressemble furieusement à celui d’hier. Sanofi vient d’en faire les frais.

La polémique qui a frappé le groupe pharmaceutique s’est appuyée sur des propos de son directeur général dans la presse anglo-saxonne : discutant du vaccin contre le Covid-19 que développe son entreprise, il déclarait que « le gouvernement américain a droit à la plus grande précommande car il a investi dans la prise de risque ». Serge Weinberg, le PDG, a précisé ensuite que cela ne concernerait que la fabrication aux États-Unis. Trop tard : l’emballement médiatique était déjà engagé.

Car si la communication de Sanofi peut sembler maladroite, la polémique a été immédiate, impliquant jusqu’au président de la République : comment un groupe français oserait-il ne pas servir en premier ses concitoyens ? Cette réaction appelle plusieurs remarques.

Lire la suite sur le site de L’Opinion