Voici le texte de ma chronique du 4 mai, pour Les Echos.

La crise du « grand confinement » devrait, à maints égards, affecter la concurrence sur les marchés. Elle va probablement, d’abord, accélérer des mutations en cours – notamment parce qu’elle a précipité les consommateurs vers le numérique pour leur travail, leurs achats, leurs loisirs et l’éducation de leurs enfants.

Elle pourrait ensuite conduire à une plus grande concentration économique. D’abord, par une sélection naturelle : les acteurs les plus fragiles vont disparaître du marché. Ensuite, par la sélection publique, les aides déployées par les Etats permettant à certains opérateurs de traverser et de surmonter la crise. Enfin, par la sélection capitalistique, les acteurs les plus forts intervenant sur le marché pour saisir les opportunités d’acquisition ouvertes par la déstabilisation des moins robustes.

Cette perspective commence à susciter d’intenses réflexions des deux côtés de l’Atlantique, qui semblent se répondre par un effet de miroir.

 

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