Voici le  texte de ma chronique du 27 avril 2020 pour L’Opinion. La poursuite de réflexions sur le Covid.

De tribunes en prises de position publiques, une bien étrange polémique s’installe, dans laquelle l’économie libérale se retrouve dénoncée pour sa prétendue responsabilité dans la crise – en dépit de toute preuve, de toute évidence et de toute démonstration. En dépit, également, des caricatures qui en étaient faites : car contrairement à ce que tous les populistes anticapitalistes répètent ad nauseam, dans ce moment exceptionnellement grave, nous constatons de façon claire que « nos vies valent plus que les profits ». Si le monde s’enfonce dans un gouffre économique, c’est d’abord par choix : celui du confinement généralisé pour sauver des vies humaines. Cette décision est riche d’enseignements.

Cette stratégie non coordonnée des différents Etats illustre d’abord le fait que, malgré les discours plaintifs et gémissants, les gouvernements restent bien souverains, y compris dans l’Union européenne ! Le simple fait que les Etats-membres aient pu fermer leurs frontières ou mettre en œuvre des politiques de confinement différentes montre que les dirigeants issus des urnes nationales restent les décideurs en dernier ressort. Il est sain de le rappeler. Cela indique également à ceux qui sont tentés par la folie populiste par colère que, si les partis qui s’en revendiquent parvenaient au pouvoir, ils auraient une large marge de manœuvre pour mettre en œuvre leurs politiques catastrophiques d’isolement et de repli.

 

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