Voici le texte de ma chronique du 6 avril 2020. Une contribution au débat émergent sur (l’étrange idée d’) une refonte du système économique.

Alors que les malades du Covid19 continuent d’affluer dans les hôpitaux, le concours Lépine des solutions de sortie de crise semble lancé. Comme à l’automne 2008, les propositions de « plans de relance » fleurissent, plus ou moins verts, plus ou moins nationalistes, tous coûteux. Comme à l’automne 2008, on nous promet que demain sera différent – donc meilleur, les bonnes intentions faisant nécessairement les bonnes politiques. Comme à l’automne 2008 également, quand Nicolas Sarkozy proclamait à Toulon qu’« une certaine idée de la mondialisation s’achève avec la fin d’un capitalisme financier », ressurgit la mise en cause du système économique contemporain.

Après la chute de Lehmann Brothers, le gouvernement pouvait non sans cohérence établir un lien entre les turbulences du monde et l’action des marchés (depuis, Raghuram Rajan a montré le rôle déterminant de l’Etat américain dans l’apparition des « subprimes » : sous l’impulsion de Clinton, il a œuvré à solvabiliser artificiellement, par le soutien public, des foyers qui n’avaient pas les ressources suffisantes pour acquérir des biens immobiliers).

En 2020, cette relation est difficile à établir.

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