Voici le texte d’une recension, pour Phebe, de l’article « The French (Trade) Revolution of 1860: Intra-Industry Trade and Smooth Adjustment », de Stéphane Becuwe, Bertrand Blancheton, Christopher Meissner.

Les défenseurs de Napoléon III rappellent généralement que si le second empereur n’occupe injustement qu’une place restreinte dans la mémoire nationale, c’est en raison de l’hostilité que lui portait Victor Hugo et du surnom de « Napoléon le petit » dont il l’avait affublé. Pourtant, soulignent-ils, Louis-Napoléon Bonaparte fut un réformateur : modernisateur de l’économie française, soucieux de développement social, et bien plus respectueux des peuples « colonisés » que nombre de ses contemporains.

Le neveu de Napoléon Ier joua un rôle clé dans la libéralisation du commerce mondial en permettant la conclusion en 1860 du célèbre traité Cobden-Chevalier, qui permit le libre échange entre la France et la Grande-Bretagne. Pour Stéphane Becuwe, Bertrand Blancheton et Christopher Meissner, qui ont récemment publié « The French (Trade) Revolution of 1860: Intra-Industry Trade and Smooth Adjustment » (NBER), ce traité constitue « un tournant majeur dans l’histoire de la politique commerciale ». Leur ambition est d’analyser les effets de ce choc exogène (son élaboration est restée secrète et par là exempte de tout « lobbying ») sur l’économie française, afin notamment de tester différentes hypothèses de la théorie économique et savoir laquelle est la plus valide.

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