A retrouver sur le site de L’Opinion dans son intégralité

http://www.lopinion.fr/edition/politique/zarader-cotta-cuvillier-jury-l-opinion-note-troisieme-debat-primaire-118697

1. Qui est le gagnant selon vous ?

2. Qui est le perdant ?

3. Quel a été le moment fort de ce débat ?

4. Comment avez-vous jugé dans sa globalité ce premier débat ?

Erwan Le Noan, conseiller à la Fondapol

« Benoît Hamon n’a pas été bon dans sa défense du revenu universel »

1. Manuel Valls a été le meilleur dans ce débat. Sur la forme, il était beaucoup plus détendu que dans les précédents débats, plus réactif et offensif. Sur le fond, il est apparu comme un candidat qui a su mettre en avant son expérience, qui a montré son sens des responsabilités et de l’équilibre. Surtout, il a su se distinguer habilement, sans s’opposer frontalement, des propositions moins classiques voire totalement iconoclastes des autres compétiteurs – lesquels étaient à l’inverse engagés dans une concurrence absurde à celui qui ferait la proposition la plus loufoque.

2. Les deux challengers se sont laissés distancer. Arnaud Montebourg n’a pas brillé dans le débat. Benoît Hamon n’a pas été très bon dans sa défense de sa très coûteuse proposition de revenu universel. Les autres candidats étaient globalement absents et Vincent Peillon a continué de se caricaturer (ou d’être caricatural).

3. Le moment important du débat se situait à son début : sur la sécurité sociale. C’est un thème très important pour les électeurs de gauche et un sujet qui inquiète de nombreux électeurs depuis les polémiques nées pendant la primaire de la droite. Les candidats socialistes de ce soir se sont ainsi engagés dans une course pour montrer qu’ils avaient les uns et les autres la meilleure proposition pour préserver le modèle social français et en élargir encore l’étatisation.

4. Ce débat était clairement le plus animé des trois, à la fois par le ton plutôt vif et le dynamisme des candidats. Mais également par son caractère totalement déroutant : les candidats ont alterné des discussions semi-sérieuses sur des sujets graves, à des propositions totalement surprenantes, pour ne pas dire sans crédibilité, comme « la banque des temps », « le congé paternité obligatoire » ou la sanction spoliatrice de l’héritage par Vincent Peillon.

Ce débat de conclusion est plutôt désespérant : la gauche socialiste n’a rien renouvelé dans sa façon de penser la politique. Tout au long de la soirée, les candidats se sont finalement contentés de promettre l’étatisation croissante de la société, dans la santé, la dépense publique et la sanction des riches, l’administration des familles…

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