La question est posée par Luc Rouban, dans une note publiée par le Cevipof. Et la réponse est nette : non.

Ou plutôt, s’il existe, il est absolument minoritaire. De façon intéressante, l’auteur montre que cette frange de l’électorat (favorisée financièrement et diplômée) se situe clairement sur l’axe gauche-droite, en choisissant un positionnement à gauche proche du PS (mais 60% des électeurs PS se disent, eux, plutôt anti-libéraux). A ce titre, il ne serait pas prêt du tout à voter pour un candidat de droite, fût-il Alain Juppé:

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La conclusion de la note est particulièrement intéressante dans le contexte actuel, qui met à la mode l’idée d’un Gouvernement dépassant les clivages : « rien ne permet donc d’affirmer qu’il existerait un espace de recomposition de la vie politique française pouvant réunir les réformistes de droite et de gauche »

Cela ne veut peut-être pas dire que le PS restera archaïque : il faut se rappeler comment Tony Blair en son temps a su forcer son parti à se moderniser ; par exemple en (re)lisant cet excellent livre de Philip Gould.

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