La Fed de Saint Louis a publié récemment un court papier qui évalue les effets économiques de l’immigration. Rappelant que les économistes s’accordent généralement sur le fait qu’ils sont bénéfiques, le papier revient sur des points saillants et polémiques du débat public.

Capture d’écran 2014-05-15 à 7.21.29 AM

Le premier consiste à savoir si les immigrés prennent du travail aux salariés du pays d’accueil : la Fed se demandent s’ils sont des substituts ou des compléments et l’on voit qu’elle penche plutôt pour la seconde option. Le deuxième point de débat porte sur l’effet de l’immigration sur les comptes publics. La Fed répond que les immigrés qualifiés sont des contributeurs mais pas les autres. Enfin, la Fed relève que la lutte contre l’immigration illégale pourrait avoir des effets économiques négatifs en réduisant le potentiel de travail.

Capture d’écran 2014-05-15 à 7.21.47 AM

En fait, la question du rapport coût / bénéfice de l’immigration revient régulièrement dans le débat public et économique (voir ici une étude de VoxEU et de l’OCDE sur le sujet; là une autre du Brookings ). La question se pose souvent et des réponses ont été apportées, notamment dans le cas de la Grande Bretagne. De nombreuses études sont sont penchées sur le sujet, par exemple sur les effets de l’immigration sur la distribution des revenus ou sur le revenu par tête.

Aux Etats-Unis, le Gouvernement Obama avait estimé que sa réforme migratoire pourrait augmenter le PIB de plus de 5%. Des responsables républicains ont appelé à une politique plus favorable à l’immigration (comme Jeb Bush ou Michael Bloomberg ; et Mitt Romney y a été encouragé), comme le « patronat« , Bloomberg ou The Economist.

En France, le Gouvernement avait produit une étude. Mais de manière générale, droite et gauche sont réticents sur la politique migratoire (pour ne pas dire hostiles).

Publicités