Si l’on écoute l’OFCE, il n’y a jamais et il n’y aura jamais aucun problème de dette publique en France (jusqu’à peu, ils enseignaient même qu’il n’y en aurait jamais non plus à l’étranger) : on a des actifs incroyables qu’il faut valoriser (vous savez, Versailles, la Joconde) et puis l’Etat a un horizon de remboursement infini, et autres balivernes. Le problème, c’est que les marchés n’écoutent pas du tout l’OFCE (tiens, tiens, tiens) et que des articles de presse économique commencent à s’inquiéter.

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On se souvient que début novembre S&P a dégradé la note de la France. Les socialistes avaient réagi à l’unisson, à l’image de Pierre Moscovici (le ministre de l’économie qui apprend les décisions économiques du Gouvernement dans la presse, comme le Président visiblement) expliquant que les Américains n’y comprenaient décidément rien. Voir même qu’il s’agissait d’un complot…  Dans ce grand n’importe quoi, ils ont pu compter sur le soutien (apprécié à Matignon visiblement) de l’inénarrable Paul Krugman (qui s’était déjà planté sur l’Estonie et qui s‘est fait méchamment rabrouer par un autre (ex) soutien fervent de François Hollande, Philippe Aghion).

Selon S&P, les problèmes structurels de l’économie française risquent de ne pas pouvoir être réglés par un gouvernement qui est si impopulaire (surtout une fois qu’il aura perdu les élections de 2014 qui sont tristement parties pour être un triomphe pour Marine Le Pen, au moins aux européennes). En fait, l’agence ne fait que rejoindre une analyse de The Economist, d’il y a un an tout juste qui voyait la France comme la bombe à retardement au coeur de l’Europe…

Le problème, c’est que l’opinion inquiète sur la capacité de la France a faire face aux défis économiques semble se diffuser. Récemment, Bloomberg y a consacré un article, alarmiste : Is France the New Italy ?.. Et puis il y a eu le Financial Times, qui s’inquiète sérieusement des effets de la politique monétaire de la Fed sur la dette française … Bien sûr, jusqu’ici, ça va plutôt bien. Mais c’est un fait : les inquiétudes se diffusent et ce n’est pas très bon …

 

PS : j’ajoute ce matin un papier du Wall Street Journal : France struggles to pay for its baby boom

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