Voici un article d’histoire très intéressant, publié par Bloomberg. Il rappelle qu’à l’issue de la crise de 1929, les Gouvernements du monde entier s’interrogeaient sur une « 3ème voie » entre capitalisme (« sauvage », qui ne serait que la loi du plus fort) et le socialisme communiste (excessif). La voie privilégiée était celle du corporatisme organisé par l’Etat… comme dans l’Italie mussolinienne.

Mussolini

Le leader fasciste souhaitait en effet que chaque secteur soit organisé autour d’une corporation, pour faciliter la coopération entre les acteurs. Le régime n’était pas pour autant uniquement centralisé et « top down », rappelle Bloomberg : les entreprises ou salariés qui estimaient qu’une entreprise devait être mieux régulée (voire fermée) pouvait en faire la demande auprès de la corporation.

A l’époque, The Economist s’inquiétait de cette dérive, d’autant plus qu’elle inspirait les Etats-Unis. Le magazine britannique notait notamment que ce mode de régulation aurait vocation à s’étendre à l’ensemble de l’économie et qu’au final le choix des consommateurs était considérablement restreint.

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