Il y a des lectures qui dépriment ou angoissent… comme celles des notes de Patrick Artus pour Natixis en date du 2 juillet. Elles sont particulièrement révélatrices de l’état catastrophique de l’économie française.

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La première (France : l’absence complète de forces de rappel) résume ce que tout le monde sait sans vouloir le regarder en face : depuis 1990, la performance économique de la France ne cesse de se dégrader. Les profits des entreprises baissent tendanciellement, la compétitivité chute puisque que le coût du travail ne cesse de monter, la dépense publique et la fiscalité explosent.

La deuxième (Quelle croissance potentielle … ?) estime que la France aurait besoin d’au moins 0,8 point de croissance supplémentaire pour « rendre l’endettement public supportable« . Cela revient à doubler la croissance prévue par le FMI en 2014

La troisième (Perte de PIB potentiel …) vient acheter de déprimer puisqu’elle montre que la France, comme tous les pays en difficulté, a irrémédiablement perdu de la croissance avec la crise et en raison de son incapacité à faire face au défi des finances publiques. Le papier relève le risque de continuer à augmenter les impôts : « la perte de PIB potentiel, et de PIB, qui est donc irréversible, conduit à un recul irréversible des recettes fiscales. Accroître la pression fiscale en réaction risque d’amplifier la perte de PIB potentiel« .  Patrick Artus note aussi qu’alors que l’ajustement fiscal a bien avancé en Espagne (75%) ou même au Portugal (40%), il n’a pas du tout commencé en France.

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