Hier, le ministre de l’Education nationale français, Monsieur Peillon, a annoncé le recrutement de 10 000 contrats aidés supplémentaires dans l’enseignement secondaire (10000, dans un ministère qui chacun le sait manque de monde et pour des emplois qui, chacun le sait, sont d’une rare (in)efficacité!). Le Gouvernement confirme donc sa dynamique de fonctionnarisation de l’emploi pour tenter en vain de réduire « artificiellement » le taux de chômage, comme le journal Le Monde lui même l’a reconnu. A Londres, le ton était bien différent.

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Le Chancelier de l’Echiquier, George Osborne, a annoncé un nouveau train de mesures de réductions drastiques des dépenses (plus de 13 milliards d’euros) ce qui, relève Le Monde, correspond à une baisse de 2,3 % des budgets pour chaque ministère (si l’effort était uniforme entre eux).

Pour y parvenir, les dépenses sociales seront plafonnées. Les futurs gouvernements devront soit respecter le plafond soit expliquer aux électeurs pourquoi ils préfèrent dépenser plus. En outre, près de 144 000 postes de fonctionnaires seront supprimés.

Foreigners claiming benefits will be forced to attend English classes or they will lose the right to state support. The unemployed will have to start looking for work, and wait at least a week, before being able to receive handouts.Mothers with young children will also have to begin preparing to return to work earlier under the plans, which will cut payouts by almost £2 billion by 2018. (Source : Telegraph)

Le tout, une année d’élections !

Les mesures sont drastiques. Elles ont été accueillies, on s’en doute, avec fraicheur par l’opposition (Labour)… sauf que, comme le relève Janan Ganesh dans le Financial Times, le parti Travailliste va se trouver bien embêté pour s’opposer aux mesures de rationalisation, sauf à vouloir assumer l’image du « parti de la dépense ». Dans la New York Review Of Books, un autre éditorialiste du FT, Martin Worf, a vertement critiqué les politiques d’austérité.

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