Les derniers développement de la politique française (charge contre l’Allemagne du Parti Socialiste, intervention dans le dossier Dailymotion) reçoivent un mauvais écho dans la presse économique mondiale.

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The Economist note que le président Français a entrepris de prendre le contre-pied de son prédécesseur dans la gestion de la relation franco-allemande. Le problème, c’est que les résultats ne sont pas très convaincants. Selon le magazine britannique, la parole de François Hollande n’est pas très audible sur les sujets économiques car elle est dévalorisée, à tort ou raison, les autres pays ayant l’impression qu’il n’a pas entrepris les réformes nécessaires. Dans un élan d’optimisme, The Economist considère même qu’Angela Merkel pourrait être un bon bouc-émissaire pour François Hollande, lui permettant de justifier des réformes impopulaires sur sa gauche.

Comme le rappelle The Economist, la réalité est que les deux pays n’ont pas d’autre choix que de travailler ensemble. C’est d’ailleurs certainement pour cela que le Président de la République explique au Wall Street Journal qu’il a appelé la chancelière allemande pour lui expliquer que la relation franco-allemande était (tout de même) précieuse à ses yeux.

Le journal américain, lui, relève les dissensions dans la majorité présidentielle. Il cite ainsi François Hollande qui a expliqué que s’il demandait à tous ceux qui sont en désaccord avec lui de quitter le Gouvernement, celui ci n’aurait plus beaucoup de membres. Au total, le WSJ s’inquiète d’une deuxième année de mandat qui pourrait être pire que la première… Même son conseiller économique, Philippe Aghion, note qu’il a été « trop lent et trop hésitant ».

Quant à l’affaire Dailymotion elle suscite le très  grand scepticisme de Bloomberg et une réaction plus vive du Financial Times qui voit dans ce sursaut de « dirigisme » français une manœuvre politique.

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