Cette idée, trop peu diffusée en France, vient d’être rappelée cette semaine par un édito du Financial Times.

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Le 15 avril, Janan Ganesh rappelait que les conservateurs britanniques devraient être pro-market et non pro-business.

La différence est fondamentale. Etre pro market, c’est soutenir la concurrence, la lutte contre les monopoles et les rentiers (publics et privés), encourager le mérite contre les institutions en place sous performantes: c’est être libéral. Etre pro business, c’est soutenir les industries pour leur existence même, encourager l’accumulation quitte à la défendre par des barrières, soutenir la concentration injustifiée : c’est être capitaliste. Le libéral s’oppose au syndicat qui sclérose, mais aussi au crony capitalism qui se caractérise par une collusion des grands patrons et des élites gouvernementales, pour obtenir des subventions ou des réglementations qui les protègent (particulièrement dans un pays comme la France où les inspecteurs des Finances dirigent l’Etat et la banque – et plus largement les anciens élèves de l’ENA)

Ganesh rappelle que Thatcher n’a pas combattu le socialisme, mais les corporatismes, publics et privés, qui alimentent les blocages et les collusions. Il appelle les Conservateurs à être vraiment libéraux et donc à libérer l’économie pour les entrepreneurs. Il rappelle, en outre et à juste titre, que c’est le marché qui peut valoriser un capitalisme populaire. En somme, il rejoint les thèses intéressantes de Luigi Zingales, dont on a déjà parlé sur ce blog (cf. Le libéralisme n’est pas le capitalisme).

 

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