Dans leur précédent livre, Nudge, Sunstein et Thaler défendaient un « paternalisme libertaire », c’est à dire (grossièrement) la mise en oeuvre par la puissance publique d’incitations à certaines pratiques, sans pour autant les rendre contraignantes.

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Les auteurs appliquent leur solution à l’assurance mais aussi au port d’armes.

Dans un nouveau livre, Sunstein (membre de l’administration Obama) revient avec des propositions similaires. Il en a publié un extrait sur New Republic. Il revient globalement sur les mêmes idées et défend notamment la distinction entre le paternalisme par les moyens et le paternalisme par le but. Le premier est « comme un GPS. Vous pouvez ignorez ce qu’il dit et tenter de prendre votre propre chemin mais, si vous le faites, il y a un risque sérieux que vous vous perdiez« . Le paternalisme par le but, lui, détermine pour les individus les buts à atteindre de manière plus précise.

Au fond, la distinction ne semble pas toujours claire. Surtout, Sunstein écarte un peu vite l’objection qui est faite à sa vision : elle porte atteinte à la liberté des individus et considère les citoyens comme des irresponsables qui doivent être accompagnés dans tout ce qu’ils font. C’est ce que Raghuram Rajan (le possible futur patron de la Banque centrale indienne) lui avait déjà reproché très justement. Mais il est vrai que la dépense publique est liberticide

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