La ville de Chicago vient d’annoncer la fermeture de 11% de ses 472 écoles. Après Philadelphie récemment, c’est une autre grande ville américaine qui ferme des écoles qui, fautes d’être performantes, n’attirent plus les élèves.

NA-BV577A_CLOSI_NS_20130321184803

Le Wall Street Journal rapporte cette lourde décision ce matin en précisant qu’elle s’inscrit dans un contexte scolaire difficile à Chicago : on se souvient, comme on l’avait relevé, que la grève des enseignants de la ville avait fait scandale aux Etats-Unis en septembre dernier.

En fait, les pauvres performances du système éducatif ont conduit à une fuite des élèves (oh, comme en France !) : au total, 100 000 places d’élèves sont inoccupées… Environ 350 500 enfants se sont inscrits dans les écoles publiques en 2013 contre 405 500 en 2005-2006. Financièrement, la décision devrait permettre d’économiser 560 millions de dollars sur 10 ans.

Comme on l’avait déjà relevé ici, cet échec contraste avec le succès fulgurant des charter schools, notamment à Chicago. Comme le relève le WSJ, à Chicago, alors qu’en 2005-2006 il y avait 15 000 enfants dans les charters ils sont 53 000 aujourd’hui.

Ces évolutions montrent qu’un service public scolaire qui ne sait pas se réformer est condamné. Le privé se développera par ailleurs. Ou des structures publiques plus innovantes, comme les charters. D’ailleurs le succès de ces dernières est un bel exemple de revalorisation du service public : aux Etats-Unis, les effectifs de plusieurs écoles privées ont baissé … au bénéfice des charters précisément !

Chicago n’est pas la seule ville à suivre cette voie : Philadelphie récemment, Kansas City a fermé 40% de ses campus en 2010, Détroit 14% de ses écoles en 2006.

 

 

 

Publicités