Ce sont les conclusions de Stéphane Carcillo et Pierre Cahuc dans un article paru dans la Revue française d’économie en octobre 2012 (dont une version est diponible ici).

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En voici la conclusion :

Cette étude montre, à l’instar des nombreux travaux publiés sur ce thème, que les allégements généraux de cotisations salariales ont un fort impact sur l’emploi. Cet impact est particulièrement important pour la main d’oeuvre peu qualifiée, présentant les plus grandes difficultés d’insertion sur le marché du travail et la plus fréquemment confrontée au chômage. A ce titre, les allégements de cotisations salariales sauvegardent des emplois en plus grand nombre dans le secteur des services, en apparence moins exposé à la concurrence internationale, mais dont les nombreux emplois faiblement qualifiés sont très sensibles au coût minimal du travail.
Toutes les mesures d’économies envisagées pour réduire le coût budgétaire des allégements de cotisation se traduisent par d’importantes pertes d’emploi, qui se chiffrent en centaines de milliers. Tout compte fait, il semble que la priorité consiste à conserver un dispositif stable qui pourrait s’avérer progressivement moins coûteux, comme on l’a observé ces dernières années, à la faveur d’une évolution modérée du salaire minimum. Une évolution de la fiscalité, qui assurerait une redistribution plus efficace du revenu vers les personnes les plus en difficultés, favoriserait sans doute ce mouvement.

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