Dans le New York Times de ce week end, l’économist Greg Mankiw expliquait pourquoi l’immigration est une bonne chose selon les économistes (et ce blog).

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Greg Mankiw avance trois raisons.

D’abord, beaucoup d’économistes  sont conservateurs et ont un attrait pour le libéralisme économique : l’immigration, c’est l’opportunité d’avoir de la main d’oeuvre moins  chère.

Ensuite, beaucoup d’économistes, notamment ceux de gauche (liberals, on parle d’économistes américains of course), ont un attrait pour le libéralisme économique : ils pensent donc que les politiques publiques doivent favoriser les plus pauvres.

Enfin, les économistes savent tous que leur profession a bénéficié de l’immigration. Aux Etats-Unis, de nombreux économistes de talents sont des immigrés, comme c’est d’ailleurs le cas de nombreux recrutements dans les universités. Evidemment, cette concurrence d’économistes étrangers rend plus difficiles pour les économistes Américains d’accéder aux meilleurs places et peut même conduire à réduire leurs salaires. Mais au final, l’économie et les milieux académiques américains ont bénéficié de ces apports.

Mankiw insiste en conclusion sur le fait que c’est par l’éducation que les Américains pourront améliorer leurs situations.

The best solution to wage stagnation is to promote educational attainment among Americans. That’s easier said than done, but the task is imperative nonetheless. We won’t substantially help unskilled workers who are already here by denying the American dream to others who wish to pursue it.

In the end, even as an economist committed to rational policy analysis, I have to acknowledge that the immigration debate also has a visceral, emotional element. In my case, that is shaped by family history.

I am the grandson of four immigrants from Ukraine, who arrived in the United States about a century ago. None of them had more than a fourth-grade education, and none could speak English when they set foot on their new homeland. Yet they found work, made a living and raised families. They lived modest lives, but their children did better than they did, and their grandchildren did better still.

 

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