Caroline Hoxby, économiste connue de l’éducation (qui montre les effets positifs notamment des vouchers), vient de publier une nouvelle étude qui aliment le débat sur l’enseignement supérieur aux Etats-Unis.

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L’article montre qu’ « une grande majorité des étudiants très performants qui viennent de familles à faibles revenus (« high performing students who are low income) ne candidatent pas dans les ecoles et universités sélectives. Et ce en dépit du fait que les institutions sélectives leur coûteraient souvent moins cher, compte tenu des aides sociales ». C’est d’autant plus regrettable que ceux qui sont candidatent dans ces établissements sont admis et réussissent très bien. Ces stratégies sont très différentes de celles des candidats qui viennent de milieux sociaux plus favorisés.

Sur leur blog commun, Posner et Becker discutent de l’article. Becker relève que l’entrée dans les établissements les plus performants se fait plus sélective aux Etats-Unis, leurs formations étant des garanties de hauts salaires et de succès social. Ces évolutions bouleversent le modèle habituel d’enseignement : en conséquence, les cours particuliers se multiplient, ce qui n’était pas le cas auparavant (contrairement à des pays comme la Corée par exemple). En France, les cours privés sont aussi très développés, certainement en raison de cette « machine à trier » qu’est le système éducatif.

L’étude comporte d’autres informations intéressantes, comme le relevait Derek Thompson sur son blog.

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