L’OCDE et l’OMC viennent de mettre en ligne (13 janvier dernier) une base de données particulièrement intéressante sur le commerce mondial. Elle mesure le commerce international en se fondant sur la valeur ajoutée, ce qui permet de dépasser les limites du « made in ».

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Ces labels « made in » n’ont pas grand sens, comme chacun le sait (à part peut être Monsieur Montebourg): un portable « made in China » comporte en réalité des produits fabriqués à travers le monde et assemblés, par exemple, en Chine. C’est ce que Pascal Lamy a souligné dans un discours récent, comme on le relevait ici.

L’OCDE et l’OMC ont donc entrepris de déconstruire la chaîne de production pour mesurer la part des produits réellement fabriqués dans chaque pays. Il en ressort des chiffres intéressants:

– le premier partenaire commercial de la France n’est pas l’Allemagne, mais les Etats-Unis, comme le relève Bloomberg;

– « l’excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis est inférieur de 25% lorsqu’il est calculé en valeur ajoutée« , ce qui n’est pas rien ;

– « un tiers de la valeur totale des véhicules automobiles exportés d’Allemagne vient en fait d’autres pays« ;

– « le contenu étranger représente près de 40% de la valeur totale des exportations de produits électroniques chinois« ;

– alors que les services représentent dans les évaluations habituelles moins d’un quart des échanges, « l’estimation effectuée sur la base de la valeur ajoutée fait passer cette part à 50% en moyenne« .

L’étude montre en outre que le protectionnisme fait du mal aux économies, en augmentant les prix des biens et services tout au long de la chaîne de production !

 

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