Pour ceux qui ne l’auraient pas fait, il faut lire le livre de Jean Marc Daniel 8 leçons d’histoire économique dont voici un extrait :

jean3

Jean III de Portugal s’était tourné vers les banquiers d’Anvers et Besançon pour financer sa politique. Pour convaincre ces financeurs, il explique que son emprunt repose sur une base saine : l’avenir ! (en l’espèce ses expéditions coloniales).

«   Il y a de nombreux El Dorado potentiels à la surface de la planète, et les marins portugais sont partis à leur conquête : il emprunte pour préparer un avenir portugais radieux, fondé sur le contrôle de ces El Dorado… (…)

Le calcul de Jean III s’est révélé juste dans la mesure où le Brésil, ancienne colonie portugaise, se propose aujourd’hui de racheter systématiquement sur les marchés la dette publique de Lisbonne. Sauf qu’il s’est écoulé quatre cent cinquante ans depuis les discours de Jean III…

Les banquiers n’ont guère eu la patience d’attendre le retour sur investissement de la dette portugaise du XVIème siècle. Sous Jean III, ils réclament des preuves tangibles de l’existence de ces terres couvertes d’or et de richesses. Jean III louvoie et meurt.

Devenue régente en 1557, sa femme Catherine imite son neveu Philippe II et fait banqueroute : l’avenir est difficile à prévoir, les dépenses qui le préparent sont sujettes à caution, et les investissements des rois, essentiellement militaires, sont bien aléatoires ! ».

 

 

Publicités