Il y a quelques mois, le Gouvernement (Monsieur Montebourg en tête) et la presse vilipendaient la stratégie de Peugeot, vantant à l’inverse le sens éclairé de Renault… Puis hier est arrivé.

Sans titre

On se souvient certainement du Ministre du Redressement productif qui avait « un vrai problème avec la stratégie de Peugeot« , considérant que le plan de restructuration était inacceptable (avec l’appui du Président de la République) et pointant la responsabilité de la famille actionnaire. A l’époque, Peugeot annonçait la suppression de 8000 postes.

En filigrane, c’est la stratégie de Renault, ayant préféré la France aux délocalisations, qui était vantée par la presse  (ici aussi) et le Gouvernement.  Et puis, hier, Renault a annoncé la suppression de 7500 emplois, soit 17% de ses effectifs en France. 

Les jugements sur la divergence de stratégie étaient surement en partie fondée. Mais cette affaire illustre une nouvelle fois tout le flair stratégique de l’Etat. A le suivre, il aurait fallu tout faire comme Renault. A quelques mois près, on voit que cela est aussi coûteux en termes d’emplois… Finalement, il se pourrait que les acteurs économiques soient les mieux placés pour juger de la gestion de leurs entreprises !

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