En ces temps de débat fiscal animé, il est toujours agréable de relire des extraits de L’éthique de la liberté de Murray Rothbard.

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On trouvera un commentaire récent de cet excellent livre, réédité par Les Belles Lettres, par la Fondapol, publié par Le Monde.fr.

« Si tout individu vivant en société (à l’exception des malfaiteurs reconnus ou occasionnels, comme les voleurs et les « braqueurs » de banques) obtient ses revenus par des méthodes volontaires, soit en vendant des biens ou services aux consommateurs soit en recevant des dons volontaires (legs, héritages, etc.), il n’y a que les hommes d’État qui obtiennent les leurs par la contrainte, en brandissant la menace d’affreuses punitions au cas où l’argent ne viendrait pas. On appelle « impôt » cette violence, bien qu’elle ait porté le nom de « tribut » à des époques moins normalisées. L’impôt est un vol, purement et simplement, même si ce vol est commis à un niveau colossal auquel les criminels ordinaires n’oseraient prétendre. C’est la confiscation par la violence de la propriété de leurs sujets par les hommes de l’État.

Que le lecteur sceptique tente l’expérience très instructive de formuler une définition de l’impôt qui ne s’applique pas également au vol. Tout comme le voleur, l’homme de l’État exige l’argent à la pointe du fusil ; car si le contribuable refuse de payer, ses biens sont saisis par la force, s’il lui prend envie de résister à cette prédation, il sera arrêté et, s’il résiste toujours, abattu. Les apologistes de l’État, il est vrai, soutiennent que l’impôt serait, « en fait », volontaire. Il suffit, pour réfuter cette thèse, de se demander ce qui arriverait si les hommes de l’État renonçaient à leurs impositions et se contentaient de demander des contributions volontaires. Y a-t-il quelqu’un qui pense vraiment que le Trésor public verrait toujours affluer des fonds comparables aux phénoménales recettes de l’État actuel ? »

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