Le New York Times rapportait récemment que Philadelphie va fermer près d’une quarantaine de sites scolaires. Pourquoi ? Parce que les élèves ne viennent plus.

1434435_Philadelphia_Pennsylvania

Le Philadelphia School District a annoncé qu’il va fermé près d’une école sur six. Il faut dire que ses écoles ont des résultats désolants. Dans l’une d’elles, qui accueille 600 élèves pour 2200 places : « nearly 80 percent of its 11th-grade students read below grade level in statewide tests this year, while 85 percent failed to make the grade in math. Last year, about only a quarter of its students participated in precollege testing like the SAT ». Au total, sur les 195 000 places, 53 000 sont vides …

La ville n’est pas la seule à envisager de fermer des écoles : Chicago, Détroit et Washington y pensent aussi. Pourquoi ?

Grace à la concurrence. A Philadelphie, beaucoup d’élèves fuient ces écoles publiques de moindre qualité, notamment pour être scolarisés dans les écoles innovantes « charter schools » (publiques elles aussi; voir ici, , et ).

Ce que montre ce phénomène, c’est que lorsque les parents ont le choix, ils fuient l’enseignement de mauvaise qualité. Celui ci est, en conséquence, contraint de se réformer.

Dans le domaine scolaire aussi la concurrence a du bon ! En réalité, l’ensemble du système éducatif est obligé d’innover : publics comme privés, les établissements doivent attirer les élèves. La meilleure manière de le faire, c’est de garantir leur réussite.

Si on tentait un peu la même chose en France ? Il suffit de vouloir faire la Révolution de la liberté, de l’autonomie. Et le tout peut rester financer publiquement !

 

Publicités