Récemment, le New York Times relevait que les Républicains sont passés d’une obsession pour l’équilibre budgétaire à une préoccupation pour le niveau de fiscalité. En effet, la dernière fois qu’un Républicain a voté pour une augmentation des impôts au Congrès, c’était en 1990

Sans titre

en 1988, George Bush prononce un discours resté célèbre

Ce que démontre l’article du New York Times, c’est un changement idéologique majeur des Républicains, qui sont passés (en caricaturant) d’un souci de « bonne gestion » quel que soit le niveau de dépense à un programme de limitation du poids de l’Etat affirmé : « Republicans continue to embrace the no-new-taxes stand as a centerpiece of the party’s identity, even in the face of public opinion that strongly supports tax increases on high incomes. And some Republicans fear that the party’s commitment to prevent tax increases more and more is coming at the expense of those other, older kinds of fiscal responsibility« .

Une évolution que le prix nobel d’économie Gary Becker approuve sur son blog. Selon lui, la fiscalité est ce qui détermine le niveau de l’Etat et de son intervention dans l’économie (« The level of taxation ultimately determines the size of government since no government can continue to spend substantially more than its revenues« , ce qui est vrai… sauf de la Grèce ou de la France ?).

Becker apporte son soutien à la position républicaine sur le « fiscal cliff » : « The president is clearly in the political driver’s seat after winning reelection in a major victory. In the end he will probably get something much closer to what he wants than what Republicans in Congress want to offer. However, this does not mean that a position that wants major cutbacks in government spending and opposes increases in taxation that are not due to tax reforms, is a sign of intransigence rather than a thought-through opposition to larger government and bigger taxes« .

 

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