Près de 193 pays sont rassemblés à Dubaï pour discuter de la régulation d’internet. Quelques Etats bien inspirés (des pays Arabes, la Russie et la Chine notamment) viennent d’avancer une proposition surprise, relève le Financial Times:  confier cette régulation à chaque Etat !

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Le retour de la censure

Les Etats-Unis ont déjà fait savoir qu’ils y étaient fermement opposés.

On voit bien le risque qui se profile derrière cette proposition : que chaque Etat soit libre de censurer internet sur son territoire. On sait déjà que les Etats sont prompts à adresser des requêtes à Google (la France notamment) et que certains Etats sont toujours prêts à censurer la liberté d’expression et les moyens de communication (comme l’Ethiopie avec Skype). Voici désormais que ces quelques Etats affirment haut et fort leur volonté de contrôler même internet. The Economist a d’ailleurs consacré un article récent à ce sujet.

La liberté est un sujet trop grave pour être confié aux Etats qui sauront toujours trouver quelques bonnes raisons (une exception culturelle par ici, la préservation des économies locales par là, le besoin de préserver des populations d’un discours offensant ailleurs) pour généraliser la censure.

L’ONU, Chirac et les droits de l’homme

D’une certaine manière, cela rappelle ce grand sommet « mondial sur la société de l’information » qui s’était tenu en Tunisie en 2005, organisé par l’ONU (décidément prompte à permettre à tous les dictateurs de s’exprimer). C’était peu après que le Président Chirac avait vanté les mérites du Président Ben Ali « le premier des droits de l’homme c’est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat. De ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays » (2003).

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