L’OCDE vient de publier une note intéressante, intitulée « où en sont les élèves issus de l’immigration dans les établissements d’enseignement défavorisés ?« .

Il en ressort que « la moindre performance des élèves issus de l’immigration par rapport aux autres élèves est fortement liée au profil socio-économique défavorisé de leur établissement d’enseignement, caractérisé par la concentration d’élèves dont la mère est peu instruite« . C’est à dire que « le fait d’être concentrés dans des établissements d’enseignement fréquentés par des élèves confrontés au même désavantage socio-économique qu’eux constitue un obstacle majeur à leur réussite scolaire« .

En somme, mettre tous les élèves défavorisés dans les mêmes écoles est facteur d’échec global.

La preuve en est que de manière générale, « la scolarisation dans un établissement d’enseignement fréquenté par des élèves originaires d’autres pays où parlant plusieurs langues n’affecte pas autant l’apprentissage que la fréquentation d’un établissement d’enseignement présentant une forte concentration d’élèves issus de milieux défavorisés« .

Aujourd’hui, il faut bien reconnaitre que la carte scolaire entretient cette ghettoïsation des établissements scolaires…