Le FMI vient de publier ses recommandations pour la France :

Il appelle à plus de concurrence, la fin des hausses du SMIC (qui détruisent des emplois), la réduction des charges patronales, la refonte du marché du travail, etc… Surtout, sur le sujet du budget, il est assez clair : il faut baisser la dépense et arrêter les hausses d’impôts !

La qualité de l’ajustement budgétaire serait améliorée si l’effort entrepris reposait davantage sur une réduction des dépenses publiques. Avec un taux de fiscalité (et de dépenses publiques) parmi les plus élevés d’Europe, l’alourdissement de la fiscalité en 2012 et 2013 réduit encore les incitations au travail et à l’investissement et met la France dans une position de désavantage compétitif vis-à-vis de ses pairs. Une réduction des dépenses plus ambitieuse qu’actuellement envisagée dans la programmation budgétaire de moyen terme semble nécessaire afin de permettre une baisse graduelle de la fiscalité à des niveaux proches de ceux des partenaires européens. Étant donné que la programmation budgétaire de moyen terme repose sur des projections de croissance relativement optimistes, une réduction des dépenses plus ambitieuse est aussi désirable afin de se prémunir contre les risques d’une croissance plus faible qui mettrait en danger les objectifs budgétaires.