Dans le Financial Times, Gideon Rachman s’interrogeait sur l’avenir du parti républicain : l’élection présidentielle de 2012 serait illustrative de ses tensions. Celle qui retient l’attention de Rachman, c’est la pression démographique, principalement hispanique.

La démographie américaine change : les hispaniques sont ainsi environ 50 millions (sur une population totale d’environ 310 millions d’Américains). Et ils représentent désormais 26% des naissances. Leur vote n’est donc certainement pas négligeable, notamment dans certains « counties » (voir cartes).

Carte 1 : La population hispanique aux Etats-Unis (Pew Forum)

Carte 2 : L’électorat hispanique aux Etats-Unis (Pew Forum)

Les « latinos » votent majoritairement démocrates. En 2010, leur vote était clairement en leur faveur. Rachman souligne qu’Obama est leur candidat favori. Pourtant, il a beaucoup déçu cet électorat pendant son mandat.

L’enjeu pour les Républicains est de savoir prendre en compte les inquiétudes de leur électorat le plus traditionnel, tout en s’ouvrant à la minorité hispanique. Certaines personnalités ont  tenté de le faire (comme Ted Cruz et Marco Rubio). Le Président George W Bush lui-même, texan, était sensible à cette question. Les uns comme les autres tentent de ne pas aborder l’immigration sous un seul angle sécuritaire et répressif. Le neveu George Bush, lui-même « hispanique » pourrait contribuer à ce renouvellement.

Pour Gideon Rachman, « l’incapacité à attirer le vote des minorités ethniques en général – et des hispaniques en particulier – sera un gros désavantage pour les Républicains dans l’élection de 2012, mais le ticket Romney-Ryan peut toujours l’écarter. Pour les élections futures, il pourrait cependant être fatal« .