Interrogée par Le Figaro, Christiane Féral-Schul, bâtonnier de Paris, propose de renforcer les barrières à l’entrée de la profession d’avocat pour garantir les rentes de ceux qui l’exerce.

Interrogée sur les rémunérations des avocats (qui, c’est vrai, sont en moyenne faibles, et surtout beaucoup plus qu’on ne le pense généralement), elle répond que le problème vient du trop grand nombre d’avocats (ie, l’offre trop abondante fait baisser les prix…) et qu’il faut donc réfléchir car « on ne peut pas rester les bras  croisés ». Il est vrai que la profession est, elle aussi, confrontée à la crise. Si elle écarte la piste d’un numérus clausus, elle retient tout de même la solution d’une baisse des entrées de nouveaux avocats sur le marché (il s’agit donc d’organiser le rationnement de l’offre), par exemple en envisageant « un examen national plus sélectif » (en renforçant les barrières à l’entrée).

Pour un autre point de vue (sur un autre pays aussi), voir cette publication du Brookings : First Thing We Do, Let’s Deregulate All the Lawyers (Not many Americans think of the legal profession as a monopoly, but it is).