L’éditorialiste Gideon Rachman a publié dans le Financial Times un article qui se penche sur le mouvement anti-riches dans le monde. Evidemment, il s’ouvre sur la politique du gouvernement français. Mais, souligne-t-il, celui ci n’est peut être qu’à la pointe d’une tendance beaucoup plus large.

En effet, dans plusieurs pays, les gouvernements s’en prennent aux plus riches : France, bien sûr, mais aussi Etats-Unis. Mais le mouvement est plus large et il ne fait pas bon défendre les plus fortunés – d’ailleurs, plus personne ne s’y risque vraiment. Même en Chine.

Il faut dire que, comme le relève une journaliste de The Economist, « a majority of the world’s citizens now live in countries where the gap between the rich and the rest is a lot bigger than it was a generation ago”.

Pour l’analyste, cela pourrait marquer la fin d’une époque, marquée par des taxes plus faibles, la dérégulation et des inégalités plus élevées, depuis la fin des années 1970 (« it could mark the end of an era of lower taxes, deregulation and rising inequality that began in the late 1970s, with the rise of Margaret Thatcher and Ronald Reagan in the west and of Deng Xiaoping in China »).

Cette évolution pourrait profondément changer la manière dont nous percevons la réussite, le travail et l’égalité… ce qui aura certainement des conséquences sur les libertés individuelles.