Actuellement, le Parlement débat du projet de loi de finances rectificatives. Celui-ci prévoit 13,3 milliards de hausse d’impôts. Mais il n’envisage aucune baisse des dépenses.

La baisse des dépenses, ce sera pour l’automne, avec la discussion du PLF 2013. Pour le moment, le Gouvernement se contente de maintenir les gels de dépense prévus et de redéployer des fonds pour financer ses mesures (recrutements de fonctionnaires, hausse du SMIC, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire…).

Les hausses d’impôts sont bien au rendez vous cependant. Une première partie sera engrangée dès 2012 (7,2 milliards dont un tiers viendra de la hausse de l’imposition des grandes fortunes) et le reste en 2013. Au total, la fiscalité prévue par le Gouvernement pèsera en 2012 à hauteur de 53 % sur les ménages. Le Gouvernement prévoit donc que le taux de prélèvements obligatoires monte jusqu’à 46,5 % du PIB (chiffre présenté avant qu’une éventuelle augmentation de la CSG ne soit envisagée…).

La dette publique devrait bientôt approcher des 90% du PIB. Rappelons cette étude de la BCE : la dette publique a un effet favorable sur la croissance, mais cet effet décroit quand la dette augmente, pour devenir nul aux alentours de 67% de dette publique ; au delà de 95% la dette a des effets clairement négatifs sur la croissance.