Le Président de la République a accordé aujourd’hui, 14 juillet, un entretien à la télévision. Interrogé sur les heures supplémentaires, il a répondu: « Les chefs d’entreprise pourront encore y avoir recours, mais ça ne peut pas être le premier signal que nous envoyons, le premier signal, c’est d’embaucher un chômeur« .

Ce retour au partage du travail est un erreur !

D’abord, cela suppose que le partage est un ensemble fixe, qu’il faut partager. Si Monsieur Y, ouvrier dans son entreprise, travaille 2 heures d’heures supp, ce serait donc 2 heures prises à un chômeur. Ce qui est absolument faux : le travail crée l’activité économique, qui crée le travail… Moins on travaille, moins on crée d’activité économique, moins on travaille … Ce n’est pas totalement un hasard si la compétitivité française décroche depuis l’instauration des 35 heures ! La gauche (et la droite avec l’immigration en partie aussi) défend un point de vue totalement malthusien qui est complètement erroné.

Ensuite, cette affirmation semble supposer que le « patron » refuse d’employer quelqu’un de plus par pure méchanceté ou pur plaisir… Ce qui montre une méconnaissance des raisons pour lesquelles les employeurs hésitent très longuement avant d’embaucher (la lourdeur administrative de l’opération, son coût, etc.).

Cette déclaration était malvenue. Le problème en France est qu’elle est aussi bien partagée à gauche qu’à droite, où l’on défend aussi avec talent et conviction le partage du travail …