Le Congressinal Budget Office vient de publier de nouvelles statistiques (un rapport) sur la distribution des revenus aux Etats-Unis en 2008 – 2009 et depuis 1979. Comme en France, les revenus des plus riches sont les plus sensibles à la conjoncture (et les plus gros contribuables). Mais ils restent élevés !

Il en ressort d’abord que les revenus américains ont subi la crise (comme l’INSEE le relevait pour la France la semaine dernière). Ainsi, pour toutes les catégories de la population, les revenus ont baissé. Cette baisse est la plus forte pour les revenus les plus hauts : ainsi, si les quatre premiers quintiles ont vu leurs revenus baisser de 5%, cette chute a été de 18% pour le quintile le plus élevé et même de 36% pour les 1% des Américains les plus élevés (dont les revenus représentent 13,4% des revenus totaux en 2009 contre 18,7% en 2007).

Il n’en reste pas moins qu’entre 1979 et 2007, les revenus des 1% les plus riches ont augmenté de 275%, alors qu’ils n’augmentaient « que » de 65% pour les 19% des Américains les plus riches suivants, de 40% environ pour les 60% qui suivent et 18% pour les 20% du bas de l’échelle.

Alors que le premier quintile (les Américains les moins riches) payaient au total 0,3% de impots fédéraux, le quintile le plus élevé en a payé 67,9%. De manière générale, les taxes moyennes ont augmenté sur les deuxième et troisième quintiles depuis 1979 mais baissé pour les autres.